Informations communisme: une civilisation du libre accès » (2022)

« Une société de libre accès donnerait la liberté de choix à tous ceux qui se trouvent actuellement dans des situations intolérables… Dans le système actuel de la société, déménager pour échapper à un partenaire violent, par exemple, est un véritable combat si la personne ne peut pas montrer qu’elle avoir un emploi rémunéré et n’a pas d’argent pour une caution sur un nouveau logement. De telles victimes, sans la « sortie » capitaliste de l’indépendance financière, se retrouvent piégées. Il en va de même pour toutes les situations portées à la connaissance du public par le mouvement « Moi aussi ». Pourquoi une femme céderait-elle aux avances importunes d’un patron si elle ne craignait pas de perdre d’une manière ou d’une autre ? Quelle pression le prédateur pourrait-il exercer si sa future victime avait déjà libre accès à tout ce qu’il pourrait avoir à offrir ? (p.23).

« Dans une société de libre accès, toutes les activités humaines seront choisies par celui qui les exerce et n’apporteront pas d’avantages particuliers, de bénéfices matériels ou de rémunération d’aucune sorte. Les questions sur l’égalité de récompense ou de prestige ne s’appliqueront tout simplement pas. C’est la fin de la route pour le petit Hitler, le dictateur de bureau, le rôle ‘prestigieux’, salaire plus ou moins élevé’ (p.23).

« Imaginons qu’il n’y ait plus de propriété des moyens de production, plus de brevets, plus de « propriété intellectuelle », que toute innovation soit immédiatement la propriété commune, qu’il n’y ait plus de marques à défendre contre les autres, plus publicité fantaisiste. Si nous prenions ce qu’il y a de mieux dans chaque marque de machine à laver, de voiture ou d’ordinateur, ne serions-nous pas en mesure de fabriquer tous les objets manufacturés entièrement pratiques, indestructibles et légers et à un coût environnemental minimal, et de fabriquer uniquement le nombre dont nous avons besoin comme nous avons besoin d’eux? Combien moins de destruction et de gaspillage si nous pouvons enfin rendre l’argent obsolète ! (p.36).

‘[In a moneyless society] certaines des situations qui causent la violence existeraient certainement encore : l’envie, la jalousie ou la frustration peuvent conduire à la violence, mais beaucoup moins que la pression d’acquisition qu’exerce la société actuelle. Un test facile consiste à consulter les statistiques officielles et les raisons de l’incarcération. Un rapide calcul montre qu’au moins les deux tiers des crimes sont directement imputables au système monétaire’ (p.40).

« Une société de libre accès est de par sa nature même une société sans impératifs commerciaux ni concurrence économique. Et même les plus capables seront conscients qu’ils ont besoin de la coopération des moins capables. Si des conflits d’intérêts surgissent, de nouvelles méthodes apparaîtront pour les résoudre, la conciliation plutôt que la confrontation étant à l’ordre du jour. (p.63).

« Les militants qui cherchent des méthodes alternatives d’organisation du capitalisme en croyant qu’ils sont plus réalistes pourraient bien avoir un jour un choc lorsqu’ils réaliseront que tout ce qu’ils ont fait n’a été que de prolonger l’agonie de l’achat et de la vente de la société et de retenir la conscience de tant de personnes. personnes’ (64).

« Le problème n’est pas résolu si nous visons la mauvaise cible, le mauvais ennemi, si, en pensant lutter contre le capitalisme, nous ne faisons en fait qu’atténuer certains de ses pires effets. Il ne s’agit pas en quelque sorte de mieux gérer le capital mais de l’abolir, et en même temps le mécanisme d’échange qui lui est fondamental. (p.65).

« Les seuls vrais réalistes, les seuls vrais pragmatiques, sont ceux qui veulent abolir une fois pour toutes l’argent, l’Etat, le marché, les marchandises, le salariat, la valeur d’échange et surtout la nécessité de dégager un profit financier » (p.69).

‘[Free access society] n’aura pas d’État avec des gouvernements ayant un pouvoir écrasant pour la durée de leur mandat mais, à la place, des représentants élus à des fins spécifiques et facilement révocables par la majorité. On nous dit souvent qu’un tel système serait assurément long, conflictuel et lent… Mais une décision prise lentement et entraînant des conséquences pour des millions devrait être un gage de qualité. Et le fait qu’il n’y aura plus d’hommes politiques « professionnels » mais plutôt des délégués élus ou nommés dans un but précis et avec un mandat particulier prémunira contre une prise de pouvoir par des individus ou des partis. (p.82).

« L’argent est un outil d’échange, mais aussi, où que l’on regarde, un outil d’exclusion » (p.111).

« Il ne s’agit pas de revenir à un monde « pré-monétaire » mais d’utiliser nos connaissances actuelles pour construire un monde « post-monétaire », transcendant le système d’échange primitif et atteignant un monde d’abondance confortable et de libre accès » (p.129).

« Une forme quelconque de revenu de base universel est-elle une solution aux problèmes du système capitaliste ? Définitivement pas’ (p.170).

« La vraie démocratie directe ne consiste pas à donner le pouvoir à ceux qui parlent le plus éloquemment ou le plus fort. Elle n’ouvre pas non plus la porte à des groupes armés ou dérangés. Le seul arrangement politique possible pour un système post-monétaire est de donner à chacun une responsabilité égale et un accès égal à la connaissance et à la formation ainsi qu’à la prise de décision. (p.187).

« Une société efficace est une société qui connaît ses limites, une société qui, au lieu de rechercher constamment la croissance économique, se concentre sur la satisfaction des besoins de chacun. Une fois ces besoins satisfaits, la « croissance économique » ne sert à rien. Une fois qu’une machine à laver est vraiment faite pour durer, avec les moyens de la réparer en cas de panne, il ne sert à rien de continuer à en fabriquer davantage. Les énergies doivent aller dans autre chose. La production répond au besoin. C’est la vraie efficacité’ (p.191).

« Pensez à tous les métiers liés directement ou indirectement à l’usage de l’argent : banques, assurances, comptabilité, fiscalité, administration financière, droit commercial… Tous ces métiers disparaîtront immédiatement dans un système post-monétaire » (p.205).

« Une société de libre accès n’est pas impossible. Ce qui nous est impossible, c’est de continuer à survivre dans un monde qui est empoisonné et empoisonné et qui continuera à l’être. Ce qui est impossible, c’est de vivre en harmonie dans un monde où l’on veut rivaliser avec nos voisins proches et lointains juste pour avoir les moyens de vivre décemment, un monde où la fourniture d’armements est une activité très lucrative. Quand une société est nuisible, il faut changer les règles de fonctionnement’ (p.274).

« Quand dans la société que nous visons nous aurons fini de réparer les erreurs du passé, alors nous nous tournerons sans doute vers ce que nous n’avons pas encore et nous irons plus loin. Mais nous le ferons dans le respect de l’environnement et des êtres vivants de la planète et sans oublier que nous avons des limites mais que les respecter n’est pas un vrai problème’ (p.283).

Bibliographie :

,Ouvrage .

,(la couverture) .

,Le livre .

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