L’ONU condamne l’embargo américain contre Cuba, pour la trentième année consécutive

, L’ONU condamne l’embargo américain contre Cuba, pour la trentième année consécutive

C’est devenu, depuis 1992, un passage obligé de l’assemblée générale de l’ONU. Pour la trentième année consécutive, elle a voté pour condamner l’embargo économique américain contre Cuba. Comme d’habitude, à une immense majorité : 185 pour, 2 contre – les États-Unis et Israël – et 2 abstentions, celles du Brésil et de l’Ukraine.

Un vote symbolique, qui n’aura aucune conséquence, mais dont s’est félicité le quotidien officiel du Parti communiste de Cuba (PCC), Granma, sur toute sa une de ce vendredi 4 novembre : “La patrie est debout” et “Le monde soutient Cuba et Cuba soutient ses habitants”.

La une de “Granma”, le quotidien du parti communiste de Cuba, du vendredi 4 novembre 2022.
La une de “Granma”, le quotidien du parti communiste de Cuba, du vendredi 4 novembre 2022.

Le journal reprend la terminologie officielle de la dictature selon laquelle l’embargo est un “blocus” :

“Le blocus économique, commercial et financier [est] un véritable vestige antédiluvien qui étouffe le peuple cubain et [qui est] comparable au vieil usage des sièges moyenâgeux.”

Depuis 1992, les États-Unis se sont abstenus une seule fois lors de ce vote contre leur propre embargo : en 2016, sous la présidence de Barack Obama qui avait marqué un rapprochement historique des deux pays, allant jusqu’à rétablir leurs relations diplomatiques.

Trois exceptions importantes

L’embargo interdit notamment tout investissement et toutes relations commerciales des entreprises américaines vers l’île. Il limite également le tourisme des citoyens américains – même si ceux-ci ne s’en privent pas, en passant par des escales aériennes, via le Mexique.

En revanche, il n’empêche pas les transferts d’argent des Cubains exilés ou des Cubano-Américains à destination de leurs familles restées sur l’île. Et il comporte trois exceptions d’importance : les exportations de produits alimentaires et de médicaments ainsi que l’aide humanitaire. Fin septembre, l’administration Biden a envoyé 2 millions de dollars après le passage sur Cuba de l’ouragan Ian, qui avait dévasté une partie de l’ouest du pays.

Concernant les produits alimentaires et les médicaments, un économiste du site indépendant cubain 14ymedio précise :

“Les achats de ces produits dépassent les 200 millions de dollars par an.”

Par ailleurs, rien n’empêche la dictature de faire du commerce avec d’autres pays, de recevoir des investissements du reste du monde et d’accueillir des touristes. Ainsi, les hôtels de luxe cubains sont construits et gérés par des multinationales du secteur, d’origine notamment espagnole et française.

David contre Goliath

14ymedio poursuit :

“À l’ONU, Cuba obtient tous les ans ces votes contre l’embargo. Le faux combat de David contre Goliath a toujours ses partisans.”

Mais la dictature n’en démord pas : tous ses problèmes économiques, dont les pénuries alimentaires actuelles, viendraient de l’embargo américain. Pour Granma : “Tous les matins, le jour se lève sur un blocus éternel, mais tous les matins le soleil se lève et la fière patrie est debout.”

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