Une piqûre contre le totalitarisme

, Une piqûre contre le totalitarisme

Le colloque de l’association culturelle israélite qui se tient dimanche est consacré à la politologue Hannah Arendt, connue pour son analyse du totalitarisme.

Elle a réalisé plusieurs ouvrages consacrés au totalitarisme.

Elle a aussi écrit un livre à la suite du procès du nazi Adolf Eichmann qui a provoqué de nombreuses réactions. Elle y développe le concept de la banalité du mal.

Sa critique de la société de consommation et son invitation à l’auto-limitation du travail sont considérées comme une préfiguration de l’écologie politique et de la notion de simplicité volontaire.

Juive, elle trouvera refuge aux États-Unis pendant la deuxième guerre mondiale. Après le conflit, elle s’y installera définitivement, obtiendra la nationalité américaine et entamera une carrière universitaire en science politique.

PDPD

Philippe Debroise

« Pour Hannah Arendt, au sortir de la seconde guerre mondiale, ce sont d’abord l’Italie, le Portugal, l’Espagne et bien sûr l’Allemagne nazie qui incarnent le totalitarisme. Elle ajoutera à cette liste macabre l’Union Soviétique des bolcheviques un peu plus tard. Mais quand elle cherche l’origine du totalitarisme, c’est évidemment dans les régimes démocratiques antérieurs qu’elle doit le trouver, et l’on est surpris de voir que, par exemple, l’empire britannique est pour elle un véritable laboratoire expérimental de la gestion totalitaire des populations coloniales, avec ses inventions originales comme le camp de concentration. Ces remarques peuvent nous inciter à modérer notre enthousiasme à l’égard des démocraties libérales, et à nous demander si, en matière de « menace totalitaire », le ver n’est pas déjà un peu dans le fruit », bouscule Philippe Debroise.

Professeur de philosophie au lycée Roosevelt à Reims et chercheur au laboratoire SPHere à l’université de Paris, M. Debroise évoquera l’invitation que nous fait Hannah Arendt de refuser l’inertie. « Agir était pour elle une philosophie : toute sa pensée justifie l’action, et à ses yeux, la principale menace de la Modernité, c’est l’inertie, cette servilité qui donne au mal les allures d’une banalité bureaucratique. »

Les différents intervenants et le thème de leur conférence :

Philippe Debroise, professeur de philosophie à Reims : « Refuser l’inertie »

Annick Stevens, professeur de philosophie à l’université libre de Bruxelles : « Le mal totalitaire et les moyens d’y résister »

Aurore Mrejen, professeur de philosophie à l’université de Paris : « Condition de l’homme moderne »

Rébecca Maquin, professeur de lettres à Paris : « La crise de la culture, une modernité sans tradition »

Martine Leibovici, professeur de philosophie politique à l’université de Paris : « La judéité et la question de l’identité »

*Lycée Saint-Jean-Baptiste-de-la-Salle, 90 Rue de Contrai, à Reims

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